Parcours de Michel Robert
Fils d’un industriel du tourisme (Généralcar), sortant d’humanités greco-latines réalisées chez les jésuites, il s’inscrira en 1985 dans une faculté de droit tout en s’investissant dans un mouvement socioculturel, "Belge et fier de l’être", qui réunira plus de cinq mille étudiants de l’ensemble des universités du pays. Deux livres sont sortis de cette expérience, "Tant qu’il y aura des Belges" et "La Belgique dans tous ses états".
Tenté par l’aventure du secteur de l’entreprise, il rejoindra un temps le groupe suisse de communication "Trimédia" pour s’occuper de la communication générale de quelques sociétés d’importance. Il ralliera par la suite l’entreprise familiale de tourisme tout en s’investissant dans une nouvelle association socio- culturelle, "La Fondation francophone de Belgique". Ces activités ne le dispenseront pas de continuer à écrire. Il réalisera notamment une biographie de l’auteur de BD Jacques Martin ("La Voie d’Alix", Ed Dargaud, 1999) ou un essai sur le Philosophe Pascal de Duve. ("Pascal de Duve, Lettre à un ami disparu", Ed.La Renaissance du Livre, 2001).
Biographe de Maurice Béjart
C’est le 5 novembre 1994, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles que Michel Robert fit la connaissance de Maurice Béjart et que débuta une relation privilégiée qui se terminera après 14 ans d’expérience humaine exceptionelle.
14 ans de découverte, de dialogue sur tout : la danse, la politique, le monde, le sexe, la religion, l’éthique, l’être. De Lausanne à Paris, de Bruxelles à La Haye, de Grenade à Milan, leur relation se transforma au fil des ans en une amitié forte et qui se concrétisera par la sortie de trois livres d'entretiens. "Conversations avec Maurice Béjart", Ed.La Renaissance du Livre, 2000, "Ainsi danse Zarathoustra", Ed.Actes Sud, 2006) et enfin de l'ouvrage important "Maurice Béjart, une vie", Ed. Luc Pire, 2008 qui qui révèle pour la première fois l'essentiel de l'oeuvre de Maurice Béjart (1946-2007). Un essai "Maurice Béjart si Dieu le veut", Ed.Racine, 2011, est le journal de cette expérience de vie hors du commun.
L'artiste plasticien
Michel Robert découvre sa fibre artistique lors d’une représentation de Ballet au Théâtre Royal de la Monnaie en 1990. Il réalisera quelques collages à partir des textes et images retenus de ce spectacle et continuera cette nouvelle recherche créative en s’appliquant à cerner aux mieux sa démarche en côtoyant le peintre Nino Giuffrida (Montmartre), l’artiste Akarova (Ixelles) ou encore les peintres artisans d’Héraklion (Crète). Les années passeront et c’est en 1994 qu’il présentera une première exposition Il y connaîtra un premier succès public qui ne se démentira pas puisque l’on compte plus de douze expositions à son actif et un ouvrage néosurréaliste intitulé "Le Manifeste du siècle", Ed.Le Typographe-Ed. du Cygne Belgique (2008).
Autres activités
1994 est également l’année de ses premières élections communales. Résultat: Michel Robert devient conseiller de l’aide sociale de la commune d’Ixelles tout en présidant la section des jeunesses libérales qui deviendra la plus importante de la Communauté française. Au cours de la législature, il occupera également le poste de conseiller communal et d’administrateur d’intercommunales.Aux élections de 2000, il doublera ses voix et fondera la "fête du livre d’Ixelles". C’est en 2003 qu’il créera les éditions du Cygne qui avaient à l’origine l’objectif de promouvoir le rayonnement culturel de la commune d’Ixelles et, plus largement, les lettres belges francophones. Cela s’est traduit entre autres par la réédition de l’ouvrage de Marcel Broodthaers, "La bête noire" (2003) ou d’ "Entretien avec Hubert Nyssen" (2005).
Réélu conseiller communal en 2006, de nouvelles fonctions lui ont été confiées au sein d’intercommunales et d’infrastructures régionales (vice-président de l’hôpital Etterbeek-Ixelles, administrateur d’Iris Sud, administrateur du Foyer ixellois). Il est d’autre part vice-président du Conseil de l’Art de la danse de la Communauté française de Belgique.